Samedi 22 mai

Route du sud (Nationale 7) : Retour vers Tana

Retour vers Tana, prévu en deux étapes, en admirant au passage les palétuviers de la mangrove entre Ifaty et Tuléar ; de l’autre côté de la route, la végétation est de type désertique, avec une prédominance des cactées. Longue journée de route, avec quelques arrêts cependant.

MangroveCactées (Didieraceae)

Sur les conseils de Tô, nous faisons bien de visiter l’arboretum de Antsokay (25.000 Fmg par pers.), fondé par un Suisse. Excellente visite : des centaines de plantes (une collection incroyable d’euphorbes arbustives, par exemple), des curiosités (la plante qui saigne, celle qui tue en quelques secondes, celle dont les fruits sont comme des harpons de pêcheurs, un pachypodium comme un petit baobab) : Arsène connaît parfaitement son sujet.

L’arboretum de AntsokayLa plante qui saigne
PachypodiumHarpons

On a même l’occasion de voir un iguane (Chalarodon madagascariensis) : peu farouche, il est caractérisé par un troisième oeil bien développé, auréolé de noir, sur le haut de la tête.

Chalarodon madagascariensis

Nouvel arrêt aux baobabs, près d’une famille très pauvre, à qui nous donnons un premier vêtement (on a regretté après de n’avoir pas donné davantage !).

Les enfants surgissent de partout.

On dîne à Sakahara avec du tilapia, un poisson des rivières chaudes, acclimaté chez nous dans les eaux de refroidissement des réacteurs nucléaires de Tihange !

Gargote à SakaharaPiste ocre rouge - Plateau de l'Horombe

Halte à la fenêtre de l’Isalo que l’on va voir au soleil déjà descendant. Cela ne nous met pas en avance sur l’horaire prévu... Il faudra donc rouler de nuit, pour arriver au Tsara Guest House où nous avons réservé. Tô reprend la piste du plateau de l’Horombe, où la couleur ocre rouge est exaltée par les feux du soleil couchant. Sublime !

Souper au même petit resto d’Ihosy qu’à l’aller.

Plus tard, sur la route, des « bandits » ont barré le passage, à l’entrée d’un pont monovoie, avec des grosses pierres. Arrêter, c’est s’exposer à les voir surgir des talus la borzina (machette) à la main, pour nous rançonner ou pire. Tô ne perd pas son sang-froid et « shoote » dans une des pierres pour forcer le passage... Ouf !

Borzina

Il est 22h – la pleine nuit là-bas – à Fianarantsoa, et nous sommes, ma foi, bien contents de retrouver le confort de l'hôtel que nous avions déjà apprécié à l'aller.